Dans Business Week, un bon bilan du travail effectué à Bogra
Merci à Carol Matlack, chef du bureau Business Week à Paris, pour son article à propos de ce que nous essayons de réaliser à Bogra, mais aussi ailleurs dans le Bangladesh, et bientôt dans d’autres pays.
Tout y est (ou presque !) ; Carol Matlack rappelle ainsi l’investissement en temps, en personnel et en argent consacré par la R&D Danone pour la conception du yaourt ShoktiDoi. Les équipes ont appréhendé les enjeux de notre social business – la lutte contre la malnutrition - avec une réelle passion et je dirais aussi avec une certaine gravité quand on connaît les drames auxquels elle est attachée. Aussi, croyez-moi, certains ont sacrifié quelques week-end et de longues soirées en plus de leur programmes de recherche habituels, pour réussir à trouver la bonne formule du ShoktiDoi ; un subtil équilibre entre l’impératif nutrionnel et un goût sachant plaire aux enfants bangladeshis. Nous espérons vous proposer bientôt les témoignages de ces scientifiques sur le blog.
L’article rappelle en outre l’un des principes fondateurs de ce social business tel qu’imaginé par Muhammad Yunus et Franck Riboud au côté d’Emmanuel Faber à l’automne 2005 : il s’agit de petites unités performantes, peu automatisées, où le coûts de production du yaourt est réduit d’un tiers par rapport à de grandes unités du groupe Danone présentes par exemple en Indonésie, un pays où le revenu moyen de la population est plus de deux fois supérieur à celui des Bangladeshis qui plafonne à moins de 4$ par jour. Pour rendre notre yaourt accessible aux franges pauvres de la population du Bangladesh, notre défi était donc de réduire au maximum les coûts, tout en garantissant la qualité du produit et de bonnes conditions de travail pour le personnel embauché localement.
Comme on le comprend à la lecture de l’article de Carole Matlack, tout cela ne s’est pas non plus fait sans peine ! L’auteur rappelle par exemple nos difficultés pour faire accepter dans les mentalités le principe de la vente au porte à porte par des femmes pauvres ; un moyen permettant à la fois de vendre le produit à des habitants non équipés de réfrigérateur, tout en apportant un complément de revenu à ces femmes qui distribuent le produit.
Vraiment, je vous invite à lire ce papier de Business Week (in english) qui synthétise les enjeux de ces deux années écoulées à Bogra ; entre la naissance de l’idée, la conception du yaourt ShoktiDoi, la construction de l’usine et une production qui aujourd’hui amorce son développement.












