Valeur mixte, nouvelle philanthropie, philanthrocapitalisme, investissement social... Quelque soit le nom employé, le constat est clair : de plus en plus de personnes veulent que leur argent ait un sens. C'est la raison pour laquelle la conférence SOCAP est venue pour la première fois en Europe, rassemblant dans un lieu historique du développement du capitalisme (Beurs van Berlage) plus de 650 personnes originaires d'une cinquantaine de pays différents. Dans le cadre de mon projet de recherche de master portant sur les facteurs influençant les choix individuels d'investissement dans des entreprises sociales, j'ai eu la chance de pouvoir me rendre à SOCAP Europe et rencontrer les acteurs importants de ce secteur émergent. Ci-dessous, mon modeste feedback.
Le 31 mai, Frank van Beuningen, co-fondateur de SOCAP/Europe, a ouvert avec humour les deux jours et demi de conférence sur l'impact investing. "Le temps du profit maximum est révolu" a-t-il rappelé. La centaine d’entrepreneurs présents montre que ce mouvement s’est véritablement renforcé, mettant en avant l'argent comme moyen de générer un impact social positif.
L’assemblée a tout d’abord eu l'honneur d'écouter Son Altesse Royale la Princesse Máxima des Pays-Bas, Avocate Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies pour la Finance Inclusive. Son discours en anglais est disponible ici. Une première table ronde, animée par Margaret McGovern de PYMWYMIC, a ensuite rassemblé des acteurs clés de l'impact d'investing autour du thème "Ce moment en Europe, ce moment dans le monde". Deux idées que je tenterai d'analyser plus en profondeur dans mon étude ont été introduites :
>>> "Les investisseurs ne veulent pas beaucoup de mesures ou de preuves. Ils veulent juste de la transparence." (Klaus Tischhauser, Directeur de responsAbility).
>>> "De plus en plus d’investisseurs individuels entendent les histoires et veulent s'impliquer" (Jonathan Jenkins, Directeur de UnLtd)
